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BESIKTAS-OL (Debrief&Notes) - Voir Byzance et survivre


Rédigé le Vendredi 21 Avril 2017 | Lu 802 commentaire(s)

Au bout de la nuit et de l’angoisse, les lyonnais sont revenus d’Istamboul avec la qualification pour les demi-finales de l’Europa Ligue.


Elle commençait à résonner très fort dans la tête cette phrase de Jean-Yves, mon éducateur quand j’étais U13. Un peu déçu –c’est un euphémisme- d’avoir perdu une finale de tournoi, je cherchais mille excuses, quand il me lançait à moi, l’attaquant de l’époque, ce qui allait être une bonne leçon : « Quand on ne marque pas les buts, on n’est puni ! »
Alors forcément, plus le match avançait, plus je voyais les Lyonnais gâcher des occasions comme moi à l’époque, et plus je me disais qu’il allait encore avoir raison le coach. Mais, il y avait quand même cet espoir, celui de voir onze gones ne rien lâcher à défaut de tuer le match.
Celui aussi voir des Turcs aussi maladroits que les Lyonnais. Du coup, on cherche d’autres symboles pour y croire. Le premier est que cela aurait été trop cruel pour l’OL de se faire sortir de cette manière après tous les évènements vécus dernièrement. Le second est historiquement logique. Après avoir souffert mais résisté à Rome, la conquête de l’Europe passerait obligatoirement par celle que l’ont a successivement appelé Byzance, puis Constantinople et enfin Istamboul. Il ne pouvait pas en être autrement pour la capitale de Gaulles, c’était une évidence.

A l'image d'un match de boxe !

Sur un aspect plus sportif, on apercevait des joueurs du Besiktas usés par les minutes qui s’écoulaient mais qui ne craquaient pas. Ils arrivaient même à nous faire peur sur quelques contres.
La pression devenait à la fois insupportable et addictive. C’est pour cela que l’on aime le football et plus particulièrement la coupe d’Europe. Et quand arriva la séance des tirs au but, tous les supporters de l’OL se remémoraient, inquiets, celle d’Eindhoven onze ans plus tôt. Mais comme cette double confrontation face au stambouliotes avait démarré de manière inhabituelle (on ne reviendra pas tout ce qui s’est passé avant le match aller), il était écrit qu’elle se terminerait tout aussi singulièrement.
A l’image d’un combat de boxe (et du match aussi), les deux équipes se rendaient coup pour coup. Côté lyonnais, les « gamins » Tolisso, Fekir, Tousart, Diakhaby ne tremblaient pas. Ils étaient parfaitement accompagnés par les anciens Valbuena et Rybus.
Venait l’heure de Lopes. Il fallait qu’il en sorte un. Un seul même du bout du doigt. Et il allait le faire, laissant l’opportunité à Jallet l’expérimenté de conclure l’affaire. Mais comme rien n’était normal dans cette nuit sombre, il devait retourner au charbon une deuxième fois et sortir un second arrêt. Comme un symbole, Gonalons le capitaine délivrait son équipe, mais aussi tous ses supporters qui ont souffert avec eux... Depuis la France.

Par Luiz NAZARIO da SPANA

Les Notes

Lopes (8) : Héroïque tout au long du match, il a sorti les arrêts qu’il fallait pendant le match et les tirs au but
Jallet (5) : Outre son tir au but manqué, il n’a pas son influence offensive habituelle et n’a pas été toujours serein défensivement.
N’Koulou (7) : Sa bonne prestation devient incroyabe quand on sait qu’il était au placard depuis plus de 6 mois.
Diakhaby (7) : Il nous a provoqué quelques sueurs froides sur deux ou trois relances mais a été solide. Il aurait pu marquer de la tête à plusieurs reprises.
Morel (6,5) : Un match sérieux et solide. Il a apporté sur son couloir et pourtant, il avait un sacré client face à lui. Toujours aussi généreux dans les efforts.
Gonalons (6) : Il envoie les siens en demis-finale avec son tir au but victorieux. Auparavant, il a alterné le bon et le moins bon.
Tousart (7,5) : Il doit être encore en train de courir à cette heure-ci. Quel abattage ! Il commence à prendre des initiatives sur le plan offensif.
Tolisso (8) : Gros match pour Coco qui confirme qu’il est devenu le leader du milieu de terrain lyonnais.
Cornet (5) : Volontaire, il a fourni les efforts défensif. Mais est toujours aussi maladroit dans ses enchaînements.
Valbuena (7,5) : Quand ce devient chaud, donnez le ballon à Mathieu, il vous permettra de gagner du terrain et du temps. Il a quand même un sacré mental comme en atteste son tir au but dans un moment critique ou tout simplement son retour au premier plan.
Lacazette (7) : Qu’on soit bien clair, il a fait un gros match lui aussi dans les déplacements et la conservation du ballon. Mais n’oublions pas qu’on demande à avant centre de transformer ses occasions. Certes, il a marqué mais a encore trop manqué comme au match aller.
Genesio (8) : Quel culot de remettre N’Koulou en défense cenrale pour un match si important. Bien lui en a pris puisqu’il a été bon. Son milieu de terrain s’est avéré performant et ses changements judicieux. On a senti que le groupe était avec lui.

Les adversaires : Quaresma et Talisca
Le premier peut vous donner le tournis en deux secondes par ses dribbles déroutants. Il a d’ailleurs été dans presque tous les bons coups de son équipe.
Le second a été très bon pendant soixante-dix minutes avec deux buts à la clé avant de souffrir physiquement sans pour autant lâcher quoi que ce soit.



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